Dernière mise à jour le : 22/06/2026
Une étude de la Dares fait un point sur le rythme du travail en France
Entre 2005 et 2013, les changements organisationnels ont repris et les contraintes de rythme de travail se sont accrues pour les salariés de France métropolitaine, selon une étude de la Dares. C’est dans la fonction publique que cette intensification a été le plus marquée. Le contrôle ou suivi informatisé du travail est la contrainte de rythme qui s’est le plus répandue. Les marges de manœuvre tendent à se réduire pour toutes les catégories socioprofessionnelles, sauf pour les ouvriers non qualifiés. Les salariés constatent des possibilités de coopération plus importantes avec leurs collègues ou leur hiérarchie, ce qui peut atténuer les effets de l’intensification. Néanmoins les tensions sont plus fréquentes avec les collègues, les clients et usagers. De même, les salariés sont plus nombreux à vivre au travail des situations exigeantes sur le plan émotionnel.
Dares
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
AGIR Magazine
n°124