Dernière mise à jour le : 22/06/2026
La journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail 2013 porte sur la prévention des maladies professionnelles.
Les maladies professionnelles sont toujours la principale cause de décès liés au travail à travers le monde. Selon les estimations de l'OIT, sur 2,34 millions de décès au travail constatés chaque année, seuls 321 000 sont dus à des accidents. Les autres 2,02 millions de décès sont causés par différents types de maladies liées au travail, ce qui correspond à une moyenne de plus de 5 500 décès professionnels par jour. Il s'agit d'un déficit de travail décent inacceptable.
Une prévention inadéquate des maladies professionnelles a des conséquences néfastes non seulement sur les travailleurs et leurs familles, mais aussi sur l’ensemble de la société car ils génèrent des coûts extrêmement élevés, liés notamment à la chute de la productivité ou au poids financier sur les systèmes de sécurité sociale.
Prévenir les maladies professionnelles est plus efficace et plus rentable que mettre en place traitements et réadaptation. Tous les pays peuvent prendre dès aujourd’hui des mesures concrètes pour améliorer leur capacité à prévenir les maladies professionnelles et liées au travail.
Comme chaque année, le Programme de l'OIT sur la sécurité et la santé au travail et sur l’environnement a rédigé un rapport de référence qui appelle gouvernements, employeurs et travailleurs à collaborer au développement et à la mise en œuvre de politiques et de stratégies nationales ayant pour but de prévenir les maladies professionnelles.
Faits et chiffres sur la santé et la sécurité au travail
• 2,02 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au travail.
• 321 000 personnes meurent chaque année d’accidents du travail.
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
AGIR Magazine
n°124