Dernière mise à jour le : 16/09/2026
Selon le dernier rapport d'Eurostat, 30 % des MPE ne procèdent pas régulièrement à une évaluation des risques, contre seulement 3 % des entreprises de 250 employés et plus. En outre, sur les MPE qui n’effectuent pas les évaluations des risques, plus de 80 % estiment que «les risques et les aléas sont déjà connus» ou qu’«il n’y a pas de problème majeur» souligne Christa Sedlatschek, directrice de l’EU-OSHA. Les conclusions du rapport montrent également que les accidents mortels sur la période de 2008 à 2012 ont été les plus fréquents dans les entreprises de moins de 50 employés.
Globalement, le rapport révèle qu’il existe beaucoup de preuves, dans les études, que les MPE obtiennent de mauvais résultats en matière de conditions de travail et de problèmes de santé afférents. L'EU-OSHA rappelle qu'une gamme d’outils et de ressources existent pour aider les MPE à surmonter ces obstacles.
L’outil interactif d'évaluation des risques en ligne (OiRA) est axé spécifiquement sur les MPE; il est gratuit en ligne et simple d’utilisation, fournissant une approche étape par étape de l’évaluation des risques. Au total, 99 outils sont disponibles (d’autres sont en cours de développement) pour 16 pays ou pour l’ensemble de l’UE, et ils couvrent une grande variété de secteurs divers. En savoir plus
La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...
AGIR Magazine
n°126