Dernière mise à jour le : 16/09/2026
Sécuriser les chargements est au coeur des préoccupations relatives au risque routier dans le cadre professionnel, tout particulièrement en ce qui concerne les véhicules utilitaires légers. L'INRS a fait réaliser un crash test pour montrer que même à faible vitesse, en cas de choc, des charges non arrimées ou mal arrimées constituent un danger mortel pour le conducteur et les passagers d'un véhicule.Les images, en temps réel ou au ralenti, parlent d'elles-mêmes.
Un véhicule utilitaire léger, une camionnette classique, a été équipée d'étagères de rangement fixées à l'arrière du véhicule et de quelques crochets pour l'organisation du matériel de travail lors des déplacements professionnels. On l'a volontairement légèrement chargée de quelques outils communs à de nombreuses professions : marteau, balai, bouteille, pioche, perçeuse, quelques bacs contenant des boulons, une caisse à outils.
Ainsi "bricolé" et chargé, comme il pourrait l'être dans n'importe quelle entreprise, le véhicule est lancé à 49 km/h contre un mur. Lors du choc, l'ensemble des objets chargés à l'arrière de la camionnette est projeté vers l'avant, les étagères sont arrachées de la paroi du véhicule, les objets accrochés se sont littéralement "envolés". Les images parlent d'elles-même : le conducteur, qui aurait pû être sauvé par sa ceinture de sécurité, est tué par son chargement.
Une conclusion s'impose : il est indispensable de sécuriser les chargements, et pour cela de s'adresser à un professionnel.
Pour voir la vidéo du crash test : http://www.inrs.fr/actus/CrashTest.html
Source : INRS
La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...
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n°126