Dernière mise à jour le : 16/09/2026

Les actus d'Agir Magazine

Lancement du dispositif ESPER

Le 03/11/2021

Porté par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et une vingtaine de partenaires, le dispositif ESPER (les Entreprises et les Services Publics s’Engagent Résolument) répond à la nécessité de briser les tabous et de mobiliser tous les acteurs du milieu professionnel pour la prévention des conduites addictives. 

ESPER représente une démarche d’engagement et de responsabilité pour toute organisation employeur (entreprises, administrations, collectivités, établissements publics, associations, fédérations professionnelles, etc.).

ESPER se structure autour d’une charte d’engagements et prévoit l’animation du réseau des signataires ainsi que la mise à disposition de nombreux outils pour mettre en place une démarche cohérente de prévention collective et individuelle.
 
La Charte ESPER se structure autour de quatre engagements :
  • Définir un projet global de prévention des conduites addictives dans le cadre de la promotion de la santé au travail ;
  • Instaurer le dialogue et créer un climat de confiance ;
  • Mettre en œuvre une démarche de prévention non-stigmatisante, respectant la dignité des personnes ;
  • Accompagner les travailleurs vulnérables et prévenir la désinsertion professionnelle.

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Le dossier spécial d'AGIR Magazine n°126

La santé des travailleurs indépendants

La prévention s’ouvre enfin à une population longtemps restée hors champ alors que la santé est le premier capital de leur entreprise.

La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...