Dernière mise à jour le : 22/06/2026
En 2010, les salariés français ont une intensité du travail équivalente à la moyenne des 27 pays de l’Union européenne.
Cependant, dans le cadre de leur travail, ils sont plus fréquemment exposés à un manque d’autonomie, à des exigences émotionnelles et à des conflits de valeurs. Pour 21% d’entre eux les horaires de travail s’accordent mal avec les engagements sociaux et familiaux contrairement aux salariés d’Europe du Nord. Ou encore, il est difficile pour 45% des salariés de l’hexagone de prendre une ou deux heures sur leur temps de travail pour régler des problèmes personnels, contre 15% en Suède ou aux Pays-Bas. Quant aux rapports sociaux, notamment avec la hiérarchie, ils sont moins aisés : près de 20 % des salariés déclarent n’être jamais ou rarement soutenus par leur supérieur contre 6 % en Irlande, mais 30 % en Allemagne…
Dares
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
AGIR Magazine
n°124