Dernière mise à jour le : 22/07/2026
En 2010, les salariés français ont une intensité du travail équivalente à la moyenne des 27 pays de l’Union européenne.
Cependant, dans le cadre de leur travail, ils sont plus fréquemment exposés à un manque d’autonomie, à des exigences émotionnelles et à des conflits de valeurs. Pour 21% d’entre eux les horaires de travail s’accordent mal avec les engagements sociaux et familiaux contrairement aux salariés d’Europe du Nord. Ou encore, il est difficile pour 45% des salariés de l’hexagone de prendre une ou deux heures sur leur temps de travail pour régler des problèmes personnels, contre 15% en Suède ou aux Pays-Bas. Quant aux rapports sociaux, notamment avec la hiérarchie, ils sont moins aisés : près de 20 % des salariés déclarent n’être jamais ou rarement soutenus par leur supérieur contre 6 % en Irlande, mais 30 % en Allemagne…
Dares
Vélo, marche, trottinette électrique, vélo à assistance électrique (VAE), gyroroue, hoverboard… En quelques années, les façons de rejoindre son lieu de travail ont profondément changé. Plus écologiques, plus économiques et, pour certaines, plus bénéfiques pour la santé, les mobilités dites « douces » séduisent un nombre croissant de salariés, en particulier en milieu urbain. Elles s’imposent de plus en plus dans les trajets domicile-travail, avec des bénéfices réels mais des risques spécifiques. En effet, cette mutation des usages s’accompagne de nouveaux enjeux de sécurité. Partage parfois conflictuel de l’espace public, vitesses accrues par l’assistance électrique, visibilité réduite, conditions météorologiques ou infrastructures inadaptées : les facteurs de risque se multiplient. Or le trajet domicile-travail n’est pas un angle mort de la prévention. Le risque routier demeure la première cause d’accidents mortels liés au travail : près d’un tiers des décès, et les accidents de trajet à vélo ou trottinette progressent continuellement (lire plu ...
AGIR Magazine
n°125