Dernière mise à jour le : 22/07/2026
En 2012, seulement 49% des entreprises concernées par les mesures anti-pénibilité ont mis en place un système de mesure.
Pour rappel, depuis la mise en place du volet pénibilité de la réforme des retraites, les entreprises de plus de 50 salariés employant au moins 50% de salariés exposés aux facteurs de pénibilité ont l’obligation de négocier un accord ou d’établir un plan d’action pénibilité. Une étude menée en janvier 2013 fait le point sur le niveau d’application des mesures anti-pénibilité au sein des entreprises. En premier lieu, l’étude met en lumière les facteurs de pénibilité les plus fréquemment rencontrés au sein des entreprises : port de charges, des gestes répétitifs et l’environnement agressif.
La mise en place de la fiche individuelle de suivi des salariés exposés à un ou des facteurs de pénibilité, plus de 50% des entreprises interrogées ont intégré cette nouvelle obligation.
A noter cependant que 20% des entreprises interrogées estiment ne pas être concernées par cette mesure alors qu’au sens de l’article L4121-3-1 du Code du travail, tous les salariés de toutes les entreprises sont concernés par cette obligation.
Enfin, pour 35% des entreprises, le volet pénibilité de la réforme des retraites n’est pas connu et compris des salariés, ce qui expliquerait la faible demande de départ anticipé à la retraite pour pénibilité.
Atequacy - Baromètre Pénibibilité – 01/03/2013
Vélo, marche, trottinette électrique, vélo à assistance électrique (VAE), gyroroue, hoverboard… En quelques années, les façons de rejoindre son lieu de travail ont profondément changé. Plus écologiques, plus économiques et, pour certaines, plus bénéfiques pour la santé, les mobilités dites « douces » séduisent un nombre croissant de salariés, en particulier en milieu urbain. Elles s’imposent de plus en plus dans les trajets domicile-travail, avec des bénéfices réels mais des risques spécifiques. En effet, cette mutation des usages s’accompagne de nouveaux enjeux de sécurité. Partage parfois conflictuel de l’espace public, vitesses accrues par l’assistance électrique, visibilité réduite, conditions météorologiques ou infrastructures inadaptées : les facteurs de risque se multiplient. Or le trajet domicile-travail n’est pas un angle mort de la prévention. Le risque routier demeure la première cause d’accidents mortels liés au travail : près d’un tiers des décès, et les accidents de trajet à vélo ou trottinette progressent continuellement (lire plu ...
AGIR Magazine
n°125