Dernière mise à jour le : 22/06/2026
En 2012, seulement 49% des entreprises concernées par les mesures anti-pénibilité ont mis en place un système de mesure.
Pour rappel, depuis la mise en place du volet pénibilité de la réforme des retraites, les entreprises de plus de 50 salariés employant au moins 50% de salariés exposés aux facteurs de pénibilité ont l’obligation de négocier un accord ou d’établir un plan d’action pénibilité. Une étude menée en janvier 2013 fait le point sur le niveau d’application des mesures anti-pénibilité au sein des entreprises. En premier lieu, l’étude met en lumière les facteurs de pénibilité les plus fréquemment rencontrés au sein des entreprises : port de charges, des gestes répétitifs et l’environnement agressif.
La mise en place de la fiche individuelle de suivi des salariés exposés à un ou des facteurs de pénibilité, plus de 50% des entreprises interrogées ont intégré cette nouvelle obligation.
A noter cependant que 20% des entreprises interrogées estiment ne pas être concernées par cette mesure alors qu’au sens de l’article L4121-3-1 du Code du travail, tous les salariés de toutes les entreprises sont concernés par cette obligation.
Enfin, pour 35% des entreprises, le volet pénibilité de la réforme des retraites n’est pas connu et compris des salariés, ce qui expliquerait la faible demande de départ anticipé à la retraite pour pénibilité.
Atequacy - Baromètre Pénibibilité – 01/03/2013
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
AGIR Magazine
n°124