Plus d'un artisan sur deux considère être stressé...
Le 27/03/2017
Selon l'étude menée par la CAPEB, la CNATP et le pôle d’innovation IRIS-ST, les chefs d’entreprise artisanale sont de plus en plus stressés. Ils sont ainsi 58% à déclarer qu’ils sont souvent voire très souvent stressés (contre 53% en 2015).
Ils sont 87% à juger que leur vie professionnelle empiète sur leur vie personnelle et 79% à estimer ne pas être suffisamment disponibles pour leur entourage du fait de leur activité professionnelle. 59% d’entre eux déclarent travailler le week-end et 60% travaillent plus de 50 heures par semaine.
Les artisans mettent en cause prioritairement le poids des démarches administratives, suivi par les charges de travail trop importantes et le manque de visibilité sur l'avenir.
Par ailleurs ils sont 70% à déclarer souffrir de douleurs musculaires ou articulaires et la moitié d’entre eux font état d’une fatigue importante et de troubles du sommeil. Pour autant, leur suivi médical reste quasi inexistant : 52% d’entre eux déclarent consulter leur médecin à de très rares occasions et 51% évoquent le manque de temps pour justifier l'absence de suivi médical...
Baromètre Arti Santé BTP - Mars 2017
Le dossier spécial d'AGIR Magazine n°123
La santé féminine dans l'entreprise
La santé féminine au travail ne concerne pas que les femmes. C’est un enjeu de prévention à part entière dans l’entreprise !
Santé menstruelle, endométriose, grossesse, maternité, allaitement, ménopause… Les femmes doivent, de tout temps, concilier certaines particularités de leur condition de femme avec leur travail. Cette réalité, longtemps considérée comme relevant du domaine privé, a pourtant des effets très concrets dans l’entreprise. La santé féminine dépasse le cadre de l’intime : elle interagit directement avec les conditions de travail et interroge l’égalité professionnelle. Pour les entreprises, des solutions et moyens existent pour (mieux) intégrer ces situations dans la prévention des risques et sécuriser les parcours professionnels des femmes.
En effet, quand la prévention n’est pas au rendez-vous, les facteurs de rupture s’accumulent : arrêts courts répétés ou de longue durée, désengagement, perte de confiance, renoncement à une mobilité, parfois jusqu’à préférer quitter son emploi pour ne plus subir le poids de la maladie tout en travaillant… Le coût de cette absence de prévention n’est pas seulement financ ...