Dernière mise à jour le : 22/07/2026
Le secteur des services à la personne a connu ces dernières années une forte expansion avec plus de 3 millions de salariés. Les conditions de travail peuvent parfois s’avérer difficile. C’est pourquoi, une mobilisation autour des services à la personne est nécessaire.
Les services à la personne concernent des métiers variés : aides-soignants, infirmiers, agents de service, assistants de vie, auxiliaires de vie sociale... Ces activités peuvent être exercées au domicile des bénéficiaires ou en établissement.
Pour 2009 et 2010, les prévisions annoncent 100 000 créations de postes supplémentaires par an. C’est en tout cas l’objectif que se donne le second plan gouvernemental qui fait suite à celui de 2005. Ce fort essor des métiers à la personne s’explique par l’augmentation du nombre de personnes dépendantes dues au vieillissement et aux nouvelles pathologies lourdes comme la maladie d’Alzheimer.
En parallèle, on assiste à une augmentation de la fréquence et de la gravité des accidents du travail ou des maladies professionnelles pour ces travailleurs. A cela s’ajoute une pénibilité non négligeable et un manque de reconnaissance. Que ce soit à domicile ou en établissement les personnels peuvent être confrontés à des situations pénibles physiquement et moralement : mobilisation / manutention des bénéficiaires, fin de vie… Pour les aides à domicile, un déficit de formation entraîne très souvent un sentiment d’isolement qui s’ajoute à des pathologies imputables aux conditions de travail : TMS, lombargies, dépressions…
Source : INRS
Vélo, marche, trottinette électrique, vélo à assistance électrique (VAE), gyroroue, hoverboard… En quelques années, les façons de rejoindre son lieu de travail ont profondément changé. Plus écologiques, plus économiques et, pour certaines, plus bénéfiques pour la santé, les mobilités dites « douces » séduisent un nombre croissant de salariés, en particulier en milieu urbain. Elles s’imposent de plus en plus dans les trajets domicile-travail, avec des bénéfices réels mais des risques spécifiques. En effet, cette mutation des usages s’accompagne de nouveaux enjeux de sécurité. Partage parfois conflictuel de l’espace public, vitesses accrues par l’assistance électrique, visibilité réduite, conditions météorologiques ou infrastructures inadaptées : les facteurs de risque se multiplient. Or le trajet domicile-travail n’est pas un angle mort de la prévention. Le risque routier demeure la première cause d’accidents mortels liés au travail : près d’un tiers des décès, et les accidents de trajet à vélo ou trottinette progressent continuellement (lire plu ...
AGIR Magazine
n°125