Dernière mise à jour le : 28/01/2026
Le secteur des services à la personne a connu ces dernières années une forte expansion avec plus de 3 millions de salariés. Les conditions de travail peuvent parfois s’avérer difficile. C’est pourquoi, une mobilisation autour des services à la personne est nécessaire.
Les services à la personne concernent des métiers variés : aides-soignants, infirmiers, agents de service, assistants de vie, auxiliaires de vie sociale... Ces activités peuvent être exercées au domicile des bénéficiaires ou en établissement.
Pour 2009 et 2010, les prévisions annoncent 100 000 créations de postes supplémentaires par an. C’est en tout cas l’objectif que se donne le second plan gouvernemental qui fait suite à celui de 2005. Ce fort essor des métiers à la personne s’explique par l’augmentation du nombre de personnes dépendantes dues au vieillissement et aux nouvelles pathologies lourdes comme la maladie d’Alzheimer.
En parallèle, on assiste à une augmentation de la fréquence et de la gravité des accidents du travail ou des maladies professionnelles pour ces travailleurs. A cela s’ajoute une pénibilité non négligeable et un manque de reconnaissance. Que ce soit à domicile ou en établissement les personnels peuvent être confrontés à des situations pénibles physiquement et moralement : mobilisation / manutention des bénéficiaires, fin de vie… Pour les aides à domicile, un déficit de formation entraîne très souvent un sentiment d’isolement qui s’ajoute à des pathologies imputables aux conditions de travail : TMS, lombargies, dépressions…
Source : INRS
Déclarée Grande cause nationale 2025, la santé mentale concerne les individus dans la sphère privée comme professionnelle. Stress, burn-out, pathologies psychiques… la santé mentale s’impose désormais comme une préoccupation majeure en entreprise qui ne peut plus se contenter de réagir : elle doit prévenir, adapter, inclure ! Le sujet est de moins en moins tabou dans le monde du travail car les entreprises sont de plus en plus soucieuses de prévenir les risques susceptibles d’altérer la santé mentale de leurs collaborateurs, mais aussi de maintenir dans l’emploi les salariés fragilisés par une maladie psychique.
Il en résulte ces deux dimensions clés : d’abord, celle de la prévention : comment agir en amont pour éviter l’apparition de troubles psychiques liés à des conditions de travail se révélant être délétères ? Ensuite, celle de l’inclusion et du maintien en emploi : quelles solutions existent pour accompagner les salariés porteurs d’un handicap mental et favoriser leur participation durable à la vie professionnelle ...
AGIR Magazine
n°121