Dernière mise à jour le : 16/09/2026
Le secteur des services à la personne a connu ces dernières années une forte expansion avec plus de 3 millions de salariés. Les conditions de travail peuvent parfois s’avérer difficile. C’est pourquoi, une mobilisation autour des services à la personne est nécessaire.
Les services à la personne concernent des métiers variés : aides-soignants, infirmiers, agents de service, assistants de vie, auxiliaires de vie sociale... Ces activités peuvent être exercées au domicile des bénéficiaires ou en établissement.
Pour 2009 et 2010, les prévisions annoncent 100 000 créations de postes supplémentaires par an. C’est en tout cas l’objectif que se donne le second plan gouvernemental qui fait suite à celui de 2005. Ce fort essor des métiers à la personne s’explique par l’augmentation du nombre de personnes dépendantes dues au vieillissement et aux nouvelles pathologies lourdes comme la maladie d’Alzheimer.
En parallèle, on assiste à une augmentation de la fréquence et de la gravité des accidents du travail ou des maladies professionnelles pour ces travailleurs. A cela s’ajoute une pénibilité non négligeable et un manque de reconnaissance. Que ce soit à domicile ou en établissement les personnels peuvent être confrontés à des situations pénibles physiquement et moralement : mobilisation / manutention des bénéficiaires, fin de vie… Pour les aides à domicile, un déficit de formation entraîne très souvent un sentiment d’isolement qui s’ajoute à des pathologies imputables aux conditions de travail : TMS, lombargies, dépressions…
Source : INRS
La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...
AGIR Magazine
n°126