Dernière mise à jour le : 16/09/2026

Les actus d'Agir Magazine

Journée nationale pour la prévention des conduites addictives

Le 18/11/2015

Retour sur la journée nationale pour la prévention des conduites addictives en milieux professionnels organisée par la MILDECA le 22 octobre.

D’après le sondage commandé par la MILDECA à l’institut BVA, plus de 8 personnes sur 10 se déclarent préoccupées par ces problématiques de consommation de substances psychoactives des salariés. Celles-ci concernent en effet, tous les secteurs et toutes les professions, mais aussi les demandeurs d’emplois, souvent plus exposés aux conduites addictives.
 
En marge du tabou, des solutions existent...
Comme l’ont montré les différentes interventions de la journée, les préjugés moraux sur la consommation de substances psychoactives sont encore bien présents et sur le plan juridique, les diverses règles spécifiques à l’usage des substances psychoactives dans le travail sont insuffisantes et concernent essentiellement le tabac et l’alcool. Les raisons de cette situation sont à trouver dans une forme de déni de la réalité...
 
En parallèle du futur plan santé au travail 2016-2019, la MILDECA souhaite développer, de façon durable, la prévention collective des conduites addictives et la promotion de la santé au travail. Car il s’avère que la prévention collective s’impose comme une réponse concrète et adaptée dans le monde du travail. Il a été rappelé également que la démarche de prévention doit être portée au plus haut niveau par les responsables des organisations publiques et privées concernées.
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Le dossier spécial d'AGIR Magazine n°126

La santé des travailleurs indépendants

La prévention s’ouvre enfin à une population longtemps restée hors champ alors que la santé est le premier capital de leur entreprise.

La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...