Dernière mise à jour le : 16/09/2026
L’ANDRH a lancé officiellement son « Label Diversité » le 11 septembre dernier au sein du ministère de la Santé. Fruit d’un travail de plus de 3 ans, déjà 400 entreprises se sont portées candidates à cette certification. Ce label est un pas de plus vers la mise en œuvre concrète de la diversité en entreprise.
Il est désormais possible pour les entreprises, quelque soit leur taille, de mettre à l’épreuve leur politique en faveur de la diversité. Même les organisations publiques et les associations peuvent prétendre à ce label.
Tous les critères de diversité sont concernés : âge, sexe, origine, handicap, orientation sexuelle, opinion politique, religieuse ou syndicale…
Pour obtenir le Label Diversité, les candidats devront se mettre en conformité avec un cahier des charges spécifique qui identifie pas moins de 25 critères. Ces critères concernent la sensibilisation et la culture d’entreprise, les politiques RH, la politique de communication interne et la formation, l’implication des partenaires sociaux, les relations avec les territoires et les partenariats ainsi que le système d’évaluation des politiques de l’entreprise.
Les dossiers de candidatures à retourner sont téléchargeables sur le site web de l’Afnor. A noter que des frais d’inscriptions seront établis en fonction de la taille de l’entreprise.
Après observation et évaluation des pratiques de l’entreprise, un rapport est remis à une commission composée de membres d’Etat, d’employeurs, d’organisations syndicales et de l’ANDRH pour certifier ou non l’entreprise du « Label Diversité ».
La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...
AGIR Magazine
n°126