Dernière mise à jour le : 16/09/2026

Les actus d'Agir Magazine

La santé au travail des salariés âgés

Le 02/11/2015

La gestion de la santé au travail dans le contexte du vieillissement des salariés est une priorité de la stratégie Europe 2020.
 
Améliorer les taux d’emploi et prolonger les carrières professionnelles des salariés sont deux objectifs importants des politiques nationales et européennes depuis la fin des années 1990. Le taux d’emploi de l’UE-28 pour les personnes âgées de 55 à 64 ans est passé de 39,9 % en 2003 à 50,1 % en 2013. L’âge moyen de sortie du marché du travail est passé de 59,9 ans en 2001 à 61,5 ans en 2010.
 
Étant donné que les différences entre les salariés se creusent avec l’âge, il ne faut pas simplement déduire des hypothèses en se basant sur les caractéristiques liées à l’âge des différentes catégories de salariés. L’évaluation des risques professionnels doit tenir compte des exigences de l’emploi au regard des aptitudes fonctionnelles et de l’état de santé de chaque travailleur. 
 
La santé des salariés dans leur vie future est influencée par leur comportement en matière de santé dans le passé. La baisse des capacités fonctionnelles peut être retardée ou réduite au minimum grâce à des modes de vie sains, comme la pratique régulière d’exercice physique et une alimentation saine. Le lieu de travail a un rôle essentiel à jouer pour promouvoir la santé et permettre de préserver la capacité de travail. 
 
Source : EU-OSHA 
 
 
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Le dossier spécial d'AGIR Magazine n°126

La santé des travailleurs indépendants

La prévention s’ouvre enfin à une population longtemps restée hors champ alors que la santé est le premier capital de leur entreprise.

La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...