Dernière mise à jour le : 16/09/2026

Les actus d'Agir Magazine

Pompier : un métier très exposé...

Le 25/11/2019

L'Anses a publié un état des lieux sur la question des risques sanitaires liés aux activités des sapeurs-pompiers et fait le point sur les mesures de prévention. 

En France, 248 000 sapeurs-pompiers - en majorité des volontaires, puis des professionnels et des militaires - interviennent principalement pour des opérations de secours aux victimes, mais également la lutte contre les incendies, les accidents de circulation, etc. Ils sont notamment exposés à l'inhalation de fumées toxiques ; aux contraintes physiques ; aux virus, bactéries ou moisissures ; ou encore au bruit, aux températures et pressions extrêmes, aux violences et au travail en horaires décalés.

L'Anses préconise une meilleure prise en compte des risques chimiques, notamment en dehors de la phase active de lutte contre l'incendie, ainsi que des contraintes organisationnelles et psychosociales. Beaucoup de pompiers qui s'engagent avant tout pour la lutte contre l'incendie vivent mal la réalité du terrain. Pour y remédier, l'information lors du recrutement et l'organisation au sein des services départementaux d'incendie et de secours pourraient être améliorées. Enfin, l'Agence souligne l'intérêt de centraliser les données de surveillance de santé et de poursuivre le suivi médical des sapeurs-pompiers après la cessation de leur activité. 

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Le dossier spécial d'AGIR Magazine n°126

La santé des travailleurs indépendants

La prévention s’ouvre enfin à une population longtemps restée hors champ alors que la santé est le premier capital de leur entreprise.

La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...