Dernière mise à jour le : 16/09/2026
L’institut de veille sanitaire (Invs) vient de publier un rapport sur l’état des maladies à caractère professionnel (MCP) en France. Cette étude a été réalisée auprès de 694 médecins du travail volontaires exerçant dans 4 régions (Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées et PACA). Ces médecins ont rencontré 73 500 salariés, dont 3 951 ont fait l’objet d’un signalement de MCP.
D’après les résultats de cette enquête, les affections de l’appareil locomoteur (musculaires et articulaires) représentaient en 2006 la pathologie la plus signalée parmi les MCP (59%) devant la souffrance psychique (21%) suivie des troubles de l’audition (6,4%).
Par ailleurs, les pathologies susceptibles d'être d'origine professionnelle mais qui n'entrent pas dans le tableau des maladies professionnelles indemnisables (MPI), ont représenté 5,4% des salariés venus en consultations de médecine du travail dans ces régions.
Les MCP sont plus fréquemment observées dans les secteurs industriel et financier, santé-action sociale, la construction et le commerce.
On les trouve le plus souvent chez des ouvriers et des employés, sauf pour la souffrance psychique moins souvent déclarée par les premiers que par les autres catégories professionnelles.
La souffrance psychique est plus présente dans les activités financières, et plus spécifiquement, pour les hommes, dans le commerce.
Les troubles musculo-squelettiques sont plus fréquents dans l'industrie, notamment pour les femmes, et pour les hommes, dans la construction et l'agriculture.
Source : INvS
La France compte 4,8 millions de travailleurs indépendants fin 2024, dont environ un million en Île-de France. Ils représentent 13,3% des personnes en emploi. Artisans, commerçants, professions libérales, agriculteurs, dirigeants de petites entreprises, micro-entrepreneurs : les travailleurs indépendants forment une population très diverse, mais souvent confrontée à une même réalité. Leur activité repose d’abord sur eux-mêmes. Leur santé conditionne directement la continuité de leur entreprise, de leur revenu et parfois de l’emploi de leurs salariés, mais trop peu d’entre eux font de ce capital santé une priorité. En effet, quand on est travailleur indépendant, la santé passe souvent après l’activité. Beaucoup avancent « la tête dans le guidon », avec peu de temps pour consulter, peu d’occasions de parler de leur charge mentale et une difficulté à identifier les risques propres à leur métier. Longtemps pensée autour du seul salariat, la prévention en santé au travail s’ouvre progressivement à ces professionnels. La loi du 2 août 2021 a marqué une étape ...
AGIR Magazine
n°126