Dernière mise à jour le : 22/06/2026
Un rapport de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA) montre l’apport des aides financières attribuées aux entreprises qui s'impliquent dans la prévention des risques professionnels
Le rapport souligne notamment les facteurs de succès suivants :
1. le programme d’incitation ne devrait pas uniquement récompenser les résultats passés d’une bonne gestion en matière de santé et sécurité au travail, à savoir les taux d’accident passés, mais également récompenser les efforts de prévention spécifiques visant à réduire, à l’avenir, les accidents et les maladies ;
2. le programme d’incitation devrait s’adresser à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et accorder une attention particulière aux besoins spécifiques des PME;
3. l’incitation devrait être assez élevée pour motiver les employeurs à s’engager ;
4. il devrait y avoir un rapport clair et ponctuel entre l’activité de prévention souhaitée dans l’entreprise et la récompense ;
5. le système d’incitation devrait disposer de critères d’octroi clairs et être le plus convivial possible, afin de maintenir un faible niveau de charge administrative, tant pour les entreprises participantes que pour les organisations proposant des incitations;
6. si l’incitation doit cibler un grand nombre d’entreprises, les incitations, en matière d’assurance ou fiscales, dotées de critères précisément définis, sont les plus efficaces (système fermé);
7. dans l’optique de la mise en valeur de solutions innovantes dans des domaines spécifiques, les programmes de subventions sont les plus efficaces (système ouvert).
Source : OSHA
En France, près d’une personne sur six est concernée par un trouble du neurodéveloppement. Longtemps cantonnée à la sphère médicale ou au seul champ du handicap, la neurodiversité s’impose désormais dans le monde du travail comme un enjeu stratégique, managérial et organisationnel. Pour les préventeurs, les DRH et les dirigeants, elle oblige surtout à changer de regard sur les différences cognitives, en les considérant non comme des fragilités, mais comme des ressources pour innover, coopérer autrement et renforcer la tolérance dans l’entreprise. La notion de neurodiversité repose sur l’idée que les différences neurologiques constituent une composante naturelle de la diversité humaine, au même titre que les différences culturelles ou linguistiques. Longtemps abordées sous un angle essentiellement médical, ces singularités sont aujourd’hui de plus en plus envisagées comme des formes variées de fonctionnement cognitif.
Avant cela, les différences neurologiques étaient surtout étudiées dans le cadre de la psychiatrie ou de ...
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n°124