La qualité de vie au travail : un concept pragmatique
Au-delà d’une vue de l’esprit, deux chiffres forts explicites : 84% des salariés affirment avoir envie d’aller travailler en se levant le matin et 96% s’estiment impliqués dans leur travail (Sondage Anact – La Tribune - France Info - Avril 2006) ; voilà de quoi aiguiser une réflexion sur le déclin du rapport au travail et alimenter celle sur la manière de répondre à cette « envie » et à cette « implication »…
• la participation
Interrogés sur des pistes d’amélioration possibles, les salariés plébiscitent en tout premier lieu l’association aux prises de décisions et l’écoute des responsables hiérarchiques (pour 85% « c’est une proposition efficace pour améliorer l’organisation de mon travail »), ainsi que la communication avec les collègues pour 82% (Sondage Anact– TNS Sofres – Mai 2007). Le principe de « participation » est ici mobilisé pour réconcilier les motivations individuelles profondes et l’efficacité collective. La démarche participative cherchera à promouvoir des activités qui permettent de résoudre des problèmes et de prendre des décisions qui touchent « son travail ». La finalité est que l’activité de travail permette au salarié de faire le lien entre ce qu’il fait et le but de l’organisation.
• les conditions de travail
Les conditions de travail, au sens large du terme, sont une des composantes de la qualité de vie au travail. 51% des salariés placent les conditions de travail en tête de leurs priorités, avant la rémunération et 80% font des suggestions d’amélioration (Sondage Anact – La Tribune - France Info - Avril 2006). Il est ici question de ce qui participe au confort physique et psychologique, c’est-à-dire le cadre de travail, que l’on peut définir comme l’aménagement des bureaux et des locaux de l’entreprise. L’impact du cadre de travail sur l’efficacité, le moral et la motivation est jugé « important » par 90% des salariés et environ 60% des chefs d’entreprise (Sondage TNS Sofres – Actineo – Janvier 2005). Il s’agît alors principalement de l’espace dont on dispose pour travailler, du mobilier et des facteurs d’ambiance.
• l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée
Notre époque est marquée par le besoin fort et la demande de plus en plus verbalisée « d’exister » en tant que personne, en développant toutes ses potentialités, dans et hors du travail. L’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée est au centre de l’innovation sociale. Des initiatives favorisant cette conciliation et aider à satisfaire aux exigences des deux sphères ont progressivement vu le jour. Il s’agit principalement du développement continu des « services à la personne » (Cf. Agir Mag N°2, p14).
Le constat à l’origine est le suivant : lorsqu’un salarié ressent trop fortement un déséquilibre entre ces deux pôles, il est surmené, fatigué et, par conséquent, s'absente plus fréquemment. Il est moins concentré lorsqu'il est au travail parce qu'il a des préoccupations familiales, et l'inverse est tout autant vrai lorsqu'il est à la maison. Le résultat, dans les deux cas, est que la situation est insatisfaisante pour le salarié, sa famille et son employeur. Cet équilibre représente donc un enjeu de développement personnel pour les individus et un enjeu stratégique pour l’entreprise pour attirer, motiver, et fidéliser ses salariés.
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